L'imposture du logiciel libre
L’imposture du logiciel libre
Conférence d’Aleks — retranscription automatique, les coquilles sont celles de la machine.
Introduction

Alors merci d’être venu pour cette conf que j’ai intitulée sobrement, l’imposture du logiciel libre.
Alors cette conf aurait pu s’intituler également Le logiciel libre est-il libéral ou libertaire?
Le logiciel libre qui cache la foi, l’émancipation numérique, le logiciel libre partout, liberté nulle part.
Et j’en peux plus des gens qui prennent le salib comme une finalité en soi.
Bordel de merde, qu’est-ce qu’on défend politiquement en vrai?
Alors, s’il y a des gens qui ça intéresse d’avoir les slides, à la fin, je remettrai le lien à la fin.
Les slides sont disponibles sur cette adresse.
Alors ce dernier titre de conf là, c’est vraiment un peu le…
Ce qui est à l’origine un peu de cette conférence.
Je n’arrive pas à lire mes propres slides parce qu’ils sont trop…
Toute cette conférence démarre un peu d’une profonde exaspération que les événements ou les le milieu internumériste soient centré sur le logiciel libre.
Et puis de l’absence de formulation politique qu’on trouve dans le milieu en général.
Pourquoi cette conférence ?
Alors bon, là je suis au JDL, au final je suis assez content parce que les JDL c’est quand même assez militant comme milieu, mais la remarque est vraiment très générale au milieu libriste de l’Afrique. manière historique et puis au sens large à la fois les événements la culture libriste qu’on trouve en ligne etc alors c’est déjà un truc qui est assez dénoncé depuis au moins 8 à 10 ans des fois plutôt avec des pincettes alors j’ai pas mis tous les exemples de d’articles de blog ou de conférences qui dénoncent un peu ça par exemple il y a pig en 2018 qui a fait une conf où la moitié du titre c’était peut-on faire du libre sans vision politique qui sous-entend un peu qu’il faut s’en préoccuper plein d’autres exemples qui sont dans la référence à la fin.
Alors le titre est vraiment un peu premier degré.
Enfin je veux dire, c’est pas c’est de l’ironie parce qu’en fait le logiciel c’est trop bien.
L’idée c’est un peu de secouer le coco de si consensuel.
On peut faire l’apologie du logiciel libre pendant des heures et des heures, mais moi j’aimerais qu’on avance en parlant des trucs qui sont moins cools dans le logiciel libre.

Alors c’est une nouvelle mouton d’une conférence que j’ai fait en bêta, un peu en octobre 2023 devant des gens. of the coopérative who are not too technicians or technicien.
It m’a false until two answers to prendre mon courage à deux mains de venir au JDL faire ça tourne à un public de libristes convaincus par le logiciel libre.
Alors I think that we’re as sensibilisés aux enjeux, je ne vais pas repetir what’s what the problem with the garfemmes, etc.
Je ne vais pas trop redéfinir des choses like les chatons, des choses comme ça que j’estime que vous connaissez à peu près en tant que libristes plutôt convaincus.
Alors dans la salle il y a peut-être des gens qui sont convaincus politiquement par le logiciel que politiquement le logiciel c’est fondamentalement politique plus ou moins plus ou moins de gauche ou d’extrême gauche peut-être qu’il y a des gens qui sont convaincus que le logiciel ne devrait pas être politique ou politisé.
Alors attention si ça va être…
Il y aura des choses qui vont être un peu piquantes à certains endroits pour…
Mon propos n’est pas de dire qu’il faut arrêter le logiciel libre.
À propos de moi
Mon propos est de dire qu’il faut arrêter de centrer le truc sur le logiciel libre et de voir un peu au-delà. et accepter et apprendre du tout ça du coup alors du coup moi je m’appelle Alex je suis un un homme un mec blanc signeur hétéro ingénieur trentenaire donc autant dire que je suis là un peu le cliché du libriste voilà je suis le jour je suis informaticien dans une coopérative par exemple qui s’appelle Copanam je suis aussi mainteneur et contributeur au projet Waynehost je vais pas forcément rentrer dans ce que c’est Waynehost je suis aussi membre d’un hackerspace qui s’appelle Axtube et puis à peu près membre d’un collectif qui s’appelle Alsace Réseau Neutre, enfin c’est un SAI associatif en Alsace.
Alors je suis j’aime les stickers les mêmes, les opossums.
Et puis je me suis autoradicalisé autour de 18 ans par les débats à l’Assemblée nationale sur la loi Adopi.
Je ne sais pas si vous vous souvenez sur la loi Adopi, mais moi j’étais un peu marqué du gap qu’il y a entre ce qu’on nous apprend à l’école sur l’idéal républicain. les gens morts pour la Bastille, pour instaurer la République face à la monarchie, machin.
Et puis la mauvaise foi qui règne à l’Assemblée nationale sur…

On peut démontrer qu’un amendement est herdique par A plus B, et puis à la fin, c’est voté quand même parce que les députés, ils sont là pour lever la main au bon moment.
Alors, du coup, quand on s’auto-radicalise dans le milieu de l’informatique sur Internet, on revient assez…
Enfin, on tombe assez rapidement dans le…
L’ULCE LIBE, alors du coup je suis devenu turbo libriste.
J’étais convaincu qu’on allait révolutionner la société par plus de transparence avec les outils numériques, etc.
Je me disais pourquoi est-ce qu’on utilise encore Microsoft dans l’administration, etc.
J’étais vraiment convaincu que ça allait changer un peu le monde.
Les 4 libertés
Alors du coup, quand on est turbo-libriste, on se retrouve assez rapidement dans des install parties Linux où on voilà, on aide les gens à installer Linux, et puis il y a toujours un petit peu un blanc, un mâle.
On prend du temps un peu pour discuter, et puis on raconte les quatre libertés du sel libre.
Alors vous connaissez ça par cœur, utiliser, étudier, redistribuer, améliorer.
Et puis il y a toujours un peu un blanc quand les gens se disent voilà tu peux regarder le code, l’étudier, le modifier, ça.
C’est toujours un peu un blanc, les gens disent, moi je suis pas codé en fait.
Et puis alors, on dit, ah ah, non mais c’est pas grave, parce qu’il y a d’autres gens qui le font pour toi.
Mais alors est-ce que c’est…
Alors là, j’ai mis plein de bladins, mais c’est pas très important pour le propos de la conf.
La question que je me pose, c’est vraiment, est-ce que les gens ils viennent pour les quatre libertés que je sais?
Est-ce que c’est vraiment ce qu’ils cherchent quand ils viennent installer Linux?
Alors, souvent les gens ils viennent installer Linux pour un peu la recherche d’un alternumérisme, genre une informatique qui ne se fout pas trop de leur gueule, un truc qui ne déclenche pas des mises à jour quand on veut arrêter l’ordi.
On leur a dit c’est bien, pardon.
J’ai entendu dire que Linux c’est bien.
Et du coup ça ne s’accolle pas trop mal avec ce qu’on pourrait appeler l’intention ou l’ambition politique du logiciel libre.
Alors, des fois on voit les libristes qui disent oui, arrêtez de arrêter de vouloir politiser le logiciel libre.

Il y a quand même Richard Stallman qui a pondu un bouquin qui s’appelle Free Software, Free Society.
C’est quand même assez politique.
On peut même mettre ça sur un oudie.
Moi j’étais à fond sur ce slogan.
Free software, free society.
Oui, c’est évident, c’est génial.
Logiciel libre : pilier de l’alternumérisme
On va changer la société.
Et alors, ce qu’on met sous le tapis un peu dans le logiciel libre, c’est…
Bon, je vous ai déjà dit là, ok, si tu ne sais pas coder, tu peux juste utiliser le logiciel.
Au final, bon.
Windows aussi, j’ai le droit d’utiliser.
Donc au final, en quoi ça m’émancipe d’utiliser un logiciel libre?
Alors il y a le fameux mythe des missiles sous Linux.
Je pensais que c’était un peu un mythe, mais en fait, en creusant, j’ai découvert qu’il y a au moins 10-15 ans, enfin depuis 10-15 ans, les drôles américains tournent sous…
Linux.
Qu’est-ce qu’on fait avec ça?
Alors il y a d’autres trucs dont je vais parler.
Bon l’accessibilité, des fois on dit qu’elle est achetée dans le logiciel libre et puis ça n’a pas l’air de trop percuter les libristes alors que pourtant la liberté zéro c’est d’utiliser le logiciel.
Est-ce qu’on peut vraiment dire qu’il est libre si le logiciel n’est pas accessible?
Voilà, bon il y a d’autres trucs dont je vais parler.
Et puis il y a concrètement le logiciel libre.
C’est ça, c’est un fichier texte qu’on met. dans le dépôt de code qui respecte les quatre libertés du logiciel limit.
Comment on fait le lien entre l’intention politique et puis le fichier de code sachant qu’il y a comment ça s’assemble?
Alors, là c’est un peu l’avocat du diable, forcément, vous allez me dire, oui, bon, le logiciel is transparent.
Ce qu’on planque sous le tapis

You have a gentleman at traveling who étuding the logiciel, forcément, but si il y a un truc mal validé. dans le logiciel ça va finir par se voir et donc ça garantit un peu que le logiciel il est pas trop déconnant bon et puis bon on va parler d’indépendance et de pérennité ce genre de choses donc voilà bon alors du coup ensuite il ya l’open source qui est apparu ça vous connaissez aussi on entend parler un peu souvent dans le dans le logiciel libre là aussi j’ai mis du blabla pas très important ce qui est ce qu’on dit moins souvent c’est que juridiquement il n’y a pas vraiment de différence entre le libre et l’open source Alors souvent Framasoft dit, ah mais le libre, enfin ou d’autres gens dans le libre, Framasoft en particulier, souvent les libristes aiment bien rappeler que il y a une différence entre open source et libre, et que c’est les valeurs.
Alors, les valeurs on ne sait pas trop c’est lesquelles.
Les valeurs du justice libre, c’est un peu…
Tout le monde fait semblant de savoir de quoi on parle, mais c’est un peu comme les valeurs de la Republic, c’est genre, vas-y essaye d’expliquer les valeurs de la Republique.
Liberté, égalité, mais quelle liberté?
La liberté de qui? liberté de quoi?
La liberté, quelle limite tu mets à la liberté, quelle modalité tu mets à l’exercice de la liberté, etc.
Et tout ça, c’est pas très bien défini.
Alors, par exemple, un projet sous licence AGPL, qui fait la promotion d’idées cathodes réactionnaires, à votre avis, est-ce que c’est libre ou pas?
La question m’a vite répondu en fait, parce que c’est sous licence AGPL, donc c’est libre.
Donc, où sont les valeurs du logiciel libre?
Enfin moi j’ai jamais vu de définition des valeurs du Lucial Libre quelque part qui explique c’est quoi concrètement et du coup comment est-ce qu’on les applique etc.
Alors on peut parler de modèle économique du Lucial Libre, c’est un peu l’équation impossible.
Vous connaissez peut-être ce diagramme du gestion de projet là, le rapidement, pas cher, de qualité.
Le logiciel libre, bon OK
Donc vous ne pouvez pas avoir les trois en même temps, il faut forcément que j’en choisissie les deux.
Et bien il y a un peu la même chose avec le modèle économique. du Lul Salib vous pas trop avoir un truc qui est à la fois gratuit, libre slash éthique et puis pérenne.
Forcément vous allez un peu mordre sur l’un des trois en faisant votre modèle économique.
Alors, bon, les modèles économiques du Lul Salib, il n’y en a pas de 10 000.
On peut faire des fonctionnalités payantes, on peut faire de la vente de services, du mécénat, on peut faire des dons et des subventions.
Alors ça, ça souvent les dons et subventions, ok mais ça en fait ça demande pas mal. d’énergie.
Souvent il faut forcément faire quelque chose de nouveau systématiquement, alors que le gros du taf en fait qu’on aimerait financer c’est la maintenance.

Limite on embauche des gens pour devoir gérer la campagne de dons.
Il faut de l’argent pour avoir plus d’argent.
Et puis il y a l’auto-exploitation qui est quand même assez répandue dans le logiciel libre.
Mais ça c’est quand même un peu la bombe à retardement du logiciel libre.
Je ne vais pas vous parler de tous les exemples.
Il y avait par exemple le XZ Utils, vous avez peut-être entendu parler, c’était il y a 2-3 ans, une espèce de catastrophe un peu évitée de justesse, avec un développeur un peu esselé, harcelé par les issus, les gens disent oui, ça fait deux ans qu’il y a tel bug ouvert, tu ne vas toujours pas corriger, machin.
Et puis du coup, ça a permis à espèce d’attaquants qu’on n’est pas trop la teneur, la nature, de s’imposer comme un nouveau mainteneur et pour potentiellement mettre une bague d’or dans le système.
L’open source : libre, c’était déjà trop politique ?
Alors, ce dont on parle pas trop non plus aussi, c’est que dans le logiciel libre, il y a plusieurs types de projets.
Souvent quand on pense logiciel libre, on pense à Firefox, LibreOffice, Mastodon, des trucs assez visibles, assez directement pour les utilisateurs, on voit les interfaces, etc.
Sous le capo, en fait, il y a plein de choses. il y a des briques ou des librairies logicielles, il y a des langages de programmation, ou même on peut étendre la définition, on peut dire que les formats ouverts c’est un peu du logiciel libre, les protocoles c’est un peu du logiciel libre également.
Et puis ce qu’on dit moi c’est que les GAFAM, ils ont construit leur empire sur tous ces trucs.
Si PHP n’avait pas existé pour Facebook, sans doute que Facebook n’aurait pas vu le jour, même Internet de manière générale, en fait, on peut dire qu’Internet est un projet issu de la philosophie du libre ou tout.
Au final, le logiciel libre a permis au GAFAM d’émerger.
Alors, le logiciel libre, c’était pas trop mal jusque les années 2005-2010.
Bon, mais en 2007, c’est quand même un peu le tournant parce que on a les premiers smartphones qui arrivent.
D’ailleurs, Android et Marc est un logiciel libre, c’est développé par Google.
Alors on peut dire que c’est open source, mais on a vu open source libre.

Pour moi, il n’y a pas de différence entre libre et open source. qui permet de distinguer libre de open source.
Et puis il y a la montée des réseaux sociaux, Facebook, les plateformes en ligne.
C’est-à-dire que de plus en plus les programmes qu’on utilise ils ne tournent pas sur notre machine, ils tournent sur le cloud ou sur les serveurs de Framasoft.
Grâce au libre open source.
Donc Facebook, comme dit, ça a été construit, enfin comme les autres, ça a été construit grâce à des briques jusqu’à libre.
Le modèle économique impossible
Et puis donc on a le capitalisme de surveillance, les gémonies, les GAFAM, tout ça, voilà.
Je considère que vous connaissez à peu près tout ça, mais le point clé c’est que ça change vraiment le paradigme de l’informatique parce que de moins en moins les programmes tournent sur nos machines et du coup de moins en moins ça fait ça fait sens l’idée de logiciel libre où les trucs qu’on fait tourner sur nos machines on peut les vérifier.
Du coup la question c’est plus à quel point on peut faire confiance au tiers, qui gère les services, quelles sont les modalités de gestion de services, qu’est-ce qui advient des données, etc.
Alors même en 2014, même Microsoft a fini par kiffer.
En 2001, on avait Balmer qui disait la GPL c’est un truc de hippie qui contamine tout.
Et puis en 2014 on a Microsoft, nous on adore Linux.
On adore l’open source.
D’ailleurs, maintenant en 2026, ils entraînent leurs IA sur les bases de code hébergés sur GitHub.
Autant vous dire qu’ils adorent l’open source ou le logiciel libre.
Et du coup, c’est plutôt une menace en fait.
Déjà en 2007, on aurait dû se dire que c’est un peu cuit.
Il faut qu’on révise un truc dans l’ambition du logiciel libre en tant qu’ambition politique.
Mais en 2014, c’est vraiment cuit de chez cuit.
C’est vraiment plus une menace, c’est une ressource pour le capital.
Et c’est même le statu quo.
Ça lui donne du pouvoir.
Bon.
Alors c’est pas fini.
Dans les années 2020, on continue.
On a par exemple le FOSDEM, la plus grosse conf sur le logiciel libre en Europe.
Bon, c’est pas trop…
Il y a Google en top number one des sponsors.
Dans quelle mesure, à travers, on parle de liberté numérique.
Et on va aller défoncer Google dans le FOSDEM.
Logiciel libre partout, GAFAM partout

Si vous êtes déjà au FOSDEM, moi j’estime que ce n’est pas très spécialement politisé.
On y va surtout pour parler de développement, et puis voilà, truc assez technique.
Et pas trop. les questions de liberté numérique c’est un peu secondaire sur le côté enfin c’est pas trop présent ça fait quand même quelques années que je suis parlé j’espère ne pas trop me tromper en disant ça mais voilà alors on a Chromium ou Chrome si vous préférez mais enfin et Android c’est vraiment des piliers de l’empire de Google et c’est des logiciels libres on a un truc qui est assez peu connu c’est Firefox est financé à 90% par Google le saviez vous C’est assez surprenant quand on l’apprend, on se dit du coup, qui sont vrais avec ça, enfin est-ce que est-ce que c’est un logiciel libre?
Est-ce que les développeurs de Mozilla sont libres d’implémenter ce qu’ils veulent dans Firefox?
Est-ce qu’ils sont libres de mettre un bloqueur de publicité par défaut dans Firefox, sachant que le modèle de… le business model de Google, c’est la publicité.
Et pourtant, il y a un enjeu énorme autour de Firefox parce que c’est…
De plus en plus, on accède aux services en ligne par le web.
Donc il faut bien qu’il y ait un truc un peu indépendant qui s’appelle une méga corporation qui impose des règles de manière arbitraire sur le fonctionnement du web.
Alors, je ne fais pas le topo sur Amazon et MongoDB, ça pourrait être très intéressant, mais j’ai pas le temps de rentrer là-dessus.
Alors, moi je vous parle d’un épisode qui…
Peut-être d’ailleurs va réveiller des traumas pour certains personnes dans la salle.
L’épisode de la charte chaton. l’enlisement dogmatique ou l’enlisement puriste.
2007, le tournant
Alors, les chatons, en deux mots, si vous connaissez pas, c’est un peu des amables du numérique qui visent à mettre en place des services éthiques.
Il faudrait définir ce qu’on va dire par éthique, mais un des trucs qui a été remarqué à un moment, c’est que il y a un peu des zones grises.
C’est-à-dire que lorsqu’on construit des services éthiques, il y a des trucs où en fait peut-être qu’on va devoir faire appel à des morceaux propriétaires ou des trucs.
Ou des API propriétaires ou des.
Bon.

Alors par exemple, un des trucs qui a été fait dans le collectif Chaton, à ce moment, il y a des gens qui se sont dit, tiens, on pourrait construire un truc logiciel pour que les gens qui sont sur WhatsApp puissent discuter avec les gens qui sont sur des réseaux décentralisés comme le Matrix ou Signal.
Et donc on pourrait avoir un truc qui fait un robot qui fait un relais des messages entre les deux.
Comme ça, les gens ne seraient pas contraints de soi choisir
Alors du coup le truc c’est que pour faire ça il faut avoir quand même une brique quelque part dans l’infrastructure qui est genre le client WhatsApp pour pouvoir choper les messages, les relayer, etc.
Et du coup là il y avait deux camps qui ont émergé.
Alors bon, j’ai un peu un parti pris sur la question, j’ai appelé ça le librisme, le purisme dogmatique.
Il faut forcément 100% logiciel libre.
Donc s’il faut une brique propriétaire, c’est pas libre, du coup on ne fait pas.
2014 : même Microsoft a fini par faire copain
Ou alors les gens qui disent… bah non mais la question c’est pas le logiciel libre en tant que finalité en soi c’est l’émancipation des gens et du coup bah ça a du sens de recréer de l’interopérabilité quitte quitte à utiliser un bout de logiciel propriétaire quelque part.
Alors du coup bah tout ça ça a pris ça a pris trois à six mois d’énergie bénévole.
La free software foundation a carrément qualifié à un moment le chaton de collectif qui en train de devenir propriétaire à cause du changement de changement.
Alors si vous connaissez le monde associatif, vous savez que l’énergie motrice d’une association ou d’un collectif, c’est l’énergie bénévole.
Et donc bah engloutir trois, six mois d’énergie là-dedans, c’est un peu la catastrophe.
Bon, alors du coup j’en viens à dire que le CELIP, c’est vraiment une lutte qui me paraît, moi personnellement, obsolète.

C’est un truc qui est en par 40 ans à l’époque quand on avait un quand on avait un ordinateur on était forcément développeur c’était un milieu universitaire pas du tout démocratisé à l’époque l’informatique et pourtant il n’y a pas eu de remise en cause depuis sur le fondement du logiciel libre et de qu’est ce qu’on veut vraiment avec le logiciel libre etc donc on continue de brandir ça comme vraiment un pilier etc et en fait si vous y réfléchissez si demain facebook ou twitter libéraient le code de leur plateforme et bien sous licence libre Ça ne changerait pas grand-chose.
Si vous réfléchissez genre, ok, vous allez pouvoir faire une pull request pour modifier le code, c’est-à-dire Facebook, il n’en aura rien à foutre de votre pull request, c’est lui qui décide si c’est intégré ou pas.
Tu pourras faire ton Facebook dans ton coin si tu veux, il n’y aura personne dessus parce que les gens sont sur Facebook parce qu’il y a un milliard de gens dessus.
Du coup, c’est les réseaux.
Et puis de toute manière, c’est conçu fondamentalement comme une plateforme centralisée.
202x : le libre continue d’être phagocyté par les GAFAM
Enfin, du coup, il faut forcément, enfin à un moment, plus forcément si c’est centralisé, il va y avoir, plus tu grossis des enjeux de pouvoir qui vont arriver. tu vas devoir avoir un business model machin l’état va venir toquer à ta porte pour choper des données voilà donc ça ne change pas vraiment grand chose que ce soit libre ou pas ce qui compte c’est vraiment la gouvernance c’est tout ce qu’il y a autour du logiciel libre qui compte voilà d’ailleurs chromium et android comme je disais sont libres ça n’arrive pas vraiment le pouvoir google au contraire et d’ailleurs il y a certains logiciels qui sont développés par twitter ou méta que vous ne connaissez pas si vous êtes dans le développement informatique.
Du coup, même si on va plus loin, j’ai copié un truc, ça vient d’un article de blog qui s’appelle Aqua Serve les Libristes, qui parle un peu des priorités des libristes versus the rest of what’s passed in the society.
Là en fait dans un an we pourrait avoir les JDLL avec l’extrême droite au pouvoir.
And on ne sera pas plus libre si quand la police vous tabasse, vous emmenez. gardava abusive elle saisit le pv sur libre office quoi et puis la vidéosurveillance si c’est avec v lc c’est pas mieux quand vous êtes radié de pôle emploi si l’email est envoyé avec thunderbird c’est pas mieux non plus enfin voilà du coup qu’est ce qu’on fait genre voilà donc tout ça m’amène à enfin ça c’est la gueule que je tire maintenant quand quelqu’un me parle de logiciel libre en mode comme si ça allait être c’était garant de d’une forme d’éthique, etc.

On va pas libérer la société avec ton truc, mais c’est pas…
Qu’est-ce qu’il y a autour?
L’enlisement dogmatique : la charte CHATONS
Enfin en fait, on n’a pas libéré la société avec le silence, on a surtout libéré les ingers de la silicone.
Voilà.
Et du coup, on a vraiment ce truc avec le salib qui est là, qui prend toute la place.
Il nous cache la forêt de l’émancipation numérique.
Il y a mille…
C’est un super arbre, il y a des millions de contributeurs à travers le monde, il y a des millions de codes, des millions de lignes de code.
C’est super, mais en fait, il y a plein d’arbres derrière, on pourrait aussi les regarder.
Et puis en plus d’ailleurs ça crame dans le fond.
Qu’est-ce qu’on fait?
Qu’est-ce qu’on défend vraiment avec tout ça?
Alors moi je me suis posé pas mal de temps cette question.
Qu’est-ce qu’on défend vraiment?
En fait, quand on va au JDL ou dans d’autres événements, on parle de plein d’autres trucs.
On parle de décentralisation d’Internet, de chiffrement bout en bout, de respect de la vie privée, de gouvernance horizontale, des FAI associatifs, etc.
Et du coup, je me suis beaucoup demandé à certains moments pourquoi tous ces trucs, c’est comme pris comme des morceaux indépendants.
On sent bien qu’il y a un truc commun qui regroupe tout ça.
Pourquoi ce n’est pas formulé à un moment?
C’est quoi le dénominateur commun de tout ça?
Bon, au bout d’un moment j’ai fini par trouver la réponse.
Le dénominateur commun, c’est lutter contre le rapport de domination véhiculé par la technologie.
Si vous réfléchissez, bon le logiciel libre c’est une lutte contre le rapport de domination du logiciel propriétaire qui est truc où voilà vous avez des boîtes qui décident des règles du jeu de comment fonctionne le logiciel.
Mais la décentralisation de l’Internet c’est un peu la même chose.
On a les GAFAM qui décident des règles du jeu de tout ce qui nous donne Internet, et puis qui…
Le logiciel libre : une lutte obsolète
On a le chiffrement bout en bout, c’est un peu la reaction, it’s the idea to prototype the people of a surveillance generalisation with l’État who exprimate the conversations of the citoyen, etc.
Well we could say l’emancipation, lorientality, etc.
It’s two phases in the main pièce, the emancipation is just a.
Ça franchit, on a un rapport de domination.

Alors bah, lutter contre la rapport de domination, figurez-vous que ça ressemble vachement à la définition des mots libertaires ou anarchisme.
Pour les gens, dans la salle qui ne savent pas, l’anarchisme, ce n’est pas le chaos ni poser des mondes dans le métro.
Si on regarde Wikipédia, ça dit le projet libertaire ou anarchisme a pour vous de développer une société sans domination, sans exploitation, où les individus producteurs s’associent et coopèrent librement dans une dynamique. d’autogestion, de fédéralisme, de liberté politique, etc.
Bon.
Ça ressemble furieusement à ce qu’on trouve des fois dans le ciel libre.
Ça nous parle quoi en fait, a priori.
Bon alors si on applique ça à l’informatique, au numérique, etc.
Télécommunisme, techno-libertarisme.
Moi choisi me fixer sur cyberanarchisme, mais je ne suis pas encore non plus complètement fixé.
Ou cyber LGPTQI anarchisme. même des drapeaux, des stickers qui ne sont pas arrivé à temps pour JDL malheureusement.
Qui crée les outils dans la société, qu’est-ce que ça véhicule de concevoir la société et qu’est-ce que ça véhicule comme rapport de domination.
Free Software, Free Society, vraiment mec ?
Alors une fois qu’on a dit ça, le fait de le dire, c’est pas juste un truc cosmétique, etc. plein de trucs en cascade c’est-à-dire que évidemment que du coup bah si on parle d’anarchisme il ya d’autres luttes anarcho-libertaires qui sont sur d’autres thématiques et bah du coup bah faudrait peut-être aller discuter avec avec ces luttes là fraud ah oui bon en premier étape ce qu’on pourrait faire c’est renommer les JDL or j’ai pensé à jour l’émancipation technologique de l’anarcho-informatique libertaire s’appelle les Jedi le congrès informatique de l’informatique anarchiste la CIA, il y a IA dans le nom c’est à la mode.
Ou le CNIL, la CNIL, le CNIL, le Congrès du numérique et l’informatique libertaire, c’est pas mal.
Mais néanmoins, il y a quand même le…
C’est à la fois une blague, mais à la fois il y a vraiment…
Encore une fois, c’est l’idée de décentrer la question de l’alternumérisme du lecteur libre pour pouvoir voir le reste de la forêt.
Ça change pas mal de choses sur quel con quel type de conférence on va avoir dans les événements… the nom que ça porte quoi ou le public qu’on va avoir dans les événements quand même.
Alors du coup il y a d’autres lutes qui se raccrochent à l’anarchisme.

Peut-être qu’il faudrait aller tooker leur port, en fait on a plein de choses à apprendre des autres lutes, notamment des trucs où on n’est pas ouf dans le logiciel libre, genre les méthodes d’organisation de communauté, les méthodes d’accueil, d’animation, prendre soin des collectifs, etc.
Tout ça c’est des trucs who les autres luttes ont des billes sur le sujet.
And on a desert à apprendre et en fait si on apprenait de ça, ça nous rendrait plus puissant dans notre propre lutte.
On gagnerait en pertinence, on gagnerait en puissance, on gagnerait en tout à faire ça.
L’imposture du logiciel libre
Je vous redirige une super conférence gesticulée de Laurent Marceau, qui est un peu mon gourou spirituel, which s’appelle The Tragedy du LSD, dépasser le fonctionnement en silo. truc qu’on peut faire pour en conséquence du fait de parler des rapports de domination c’est dire fuck le fuck le techno-solutionnisme en fait genre c’est pas juste une question logicielle ou technique c’est une question systémique la question de l’émancipation numérique des fois on entend dans dans dans le milieu libriste on entend des trucs genre les gens ils sont cons ils utilisent les GAFAM alors que c’est marqué dans les CGU que les données machin tout ça ou alors pourquoi les gens utilisent WhatsApp alors qu’il y a signal et tout mais en fait pourquoi Un point de vue très concret, arrêtez d’utiliser WhatsApp pour les gens, c’est peut-être se couper de sa famille.
Est-ce que à votre avis, se couper de sa famille, ça rend libre?
Ça dépend de la famille qu’on a, mais…
Et puis des fois, il y a du espèce de shaming comme ça, on entend la petite blague un peu genre
Mais en fait, si c’était facile de quitter une hégémonie, ce serait pas…

Le problème, il ne serait pas… il n’existerait pas. différemment on n’en parlera pas de la même manière bon du coup en fait on va pas on va on émanciper on va émanciper personne à coup d’injonctions technosolutionnistes culpabilisantes c’est juste une manière d’essayer de simplifier le problème dans nos têtes et puis de dire voilà alors un deuxième truc c’est c’est de réaliser que lutter c’est collectif enfin c’est peu importe que toi tu arrives à te démerder dans ta vie avec les outils numériques tu peux dire ah bah moi je dois héberger mes mails c’est super machin ok mais en fait si tout le reste de la société utilise Gmail et ben Google il y aura quand même des mails au final.
T’as qu’à faire pareil, il suffit d’utiliser Docker, c’est facile.
Mon Dieu.
Bah non, en fait, c’est pas facile.
C’est juste un mec blanc ingénieur, autodidacte, qui baigne dans l’informatique.
Cache la forêt de l’émancipation numérique
Va toucher de l’herbe et expliquer aux premiers passants qui passent qu’utiliser Docker c’est facile.
Ça marche pas.
Et puis alors régulièrement, on a le gouvernement qui décide de vouloir, je ne sais pas, le but des contrôles à nomination internet ou ce genre de conneries. et puis du coup sur Reddit on voit les gens dire mais voilà je sais utiliser un VPN échanger mes résolveurs DNS d’accord mais quid de 99% de la population si seulement toi et tes potes ingénieurs ça va s’émanciper c’est pas de l’ancipation c’est juste de la technobranlette autour de privilégier on va on va pas on va pas libérer la société avec ça alors si on va encore un peu plus loin et parlons du parlons de la sociologie des libristes quand même dans l’un Dans le logiciel libre, on a quand même un truc où un bon 90% des gens…
J’ai pas de stade précise, mais on a quand même une sacrée majorité d’hommes blancs, hétéro, cisgenres, jeunes valides, bac plus 5, peut-être en plus autodidactes, né en Occident.
Enfin tout ça, ça veut dire quelque chose sur qu’est-ce qui est produit.
En fait, dans quelle mesure tu peux te considérer, enfin tu peux considérer que tu vas faire des trucs subversifs si tu es dans le top number 0,1% de la échelle mondiale.
En termes de privilège de… de la société, voilà imaginez on demande on demande aux milliardaires de réformer le code du travail, ils disent qu’est-ce que ça va donner, je suis.
Alors si on regarde un peu les stats, et ben dans l’informatique on a dans l’informatique en général on a, enfin dans le développement informatique, je crois, je crois que c’est les chiffres que je fais les chercher, on a 20% de fans environ.
Dans le chalibre on est à 5-10%.
Enfin toutes aussi 5%, même dans le Debian c’est genre 1%.
Qu’est-ce qu’on défend vraiment ?
Enfin au secours, du coup on peut dire oui mais…

Souvent les… quand on pointe ça du doigt, les débris se disent
Mais là, on a quand même encore un facteur 4-5 entre les femmes dans l’informatique en général et dans le salut.
Ça veut dire quelque chose.
Il faut quand même un peu se creuser la question, arrêtez de dire, ah mais nous on n’interdit pas aux femmes de venir.
Il y a un truc plus gros qui joue.
Alors j’ai plein d’anecdotes, normalement j’ai pas le temps de rentrer dans le détail si je veux avoir des questions à la fin.
Mais juste au secours, en fait…
C’est affligeant à quel point au moins une bonne partie du milieu libriste est quand même assez à côté de la plaque sur les questions de genre, etc.
Réveillez-vous, je ne sais pas, allez prendre un bouquin sur le féminisme à la médiathèque.
Quand il y a un point médian sur Linux FR, les gens se découvrent une soudain. empathie pour les personnes dyslexiques.
Je vais passer un truc sur le bon chasseur, le mauvais chasseur.
L’écologie, c’est un sujet aussi.
On peut difficilement faire l’impasse en 2026 après Jésus-Christ.
En 1969, avec 4 kHz de RAM, on allait sur la Lune.
En 2026, on ne peut plus compiler un site web avec 3 pages.
Il y a un truc à merder un moment.
Mais en réalité, c’est un enjeu écologique, mais c’est aussi un enjeu, enfin ça a des implications concrètes en termes de quel matériel achètent les gens, à quel point ils renouvellent ou pas leur machine, et de qui peut effectivement utiliser les logiciels ou genre compiler les logiciels.
Le cyber-anarchisme
On n’a pas tous une connexion fibre pour télécharger un autre module tous les matins pour compiler un projet, une image Docker.
Alors, le dernier truc dont j’ai envie de parler, avec le temps qu’il me reste, c’est du jeu salib comme technocratie ou comme duocratie.
Je l’avais trébuché un jour en ouvrant un livre au hasard, je crois que c’est au Caldarian s’il y a les gens de neutrinette dans la salle.
Il y avait cette illustration, je me suis dit, tiens mais c’est bien.
C’est une illustration sur la hiérarchie théologique, avec la Terre, les planètes, les anges, et puis il y avait les devs. mais qu’est-ce que ça fout là?
Pourquoi il y a les dev en haut de la hiérarchie?

Il fallait une bonne minute, ah mais c’est en latin, ça veut dire déousse!
C’est quand même assez quand même assez symptomatique d’un truc qui joue dans le dans le shelling.
Souvent on a des gens, ils viennent, ils osent venir se plaindre sur le shelling, par exemple, ils viennent dire non ton logiciel n’est pas très accessible quand même.
Et puis au-dessus, ça dit, si ça ne palpète pas contribué.
Je ne sais pas si vous voyez le truc qui est écrit, de toute façon, de toute façon je suis bénévole.
Moi j’ai bien déjà gentil d’avoir codé un truc gratuitement pour toi.
Bon tu ne vas pas encore plus me faire travailler.
L’accessibilité, ok, ça a l’air super, mais moi j’ai pas le temps, j’ai la flemme, je ne sais pas.
Alors j’ai pris l’accessibilité, mais ça peut être n’importe quoi en fait, ça peut être un buff, ça peut être une demande de fonctionnalité, etc.
Et ça c’est vraiment un truc qu’on retrouve assez rapidement.
Si vous êtes développeur dans le milieu libriste, vous l’avez forcément entendu à un moment.
Converger avec les autres luttes
Moi même je l’utilise en fait… dans le projet sur lequel je travaille, bon quand ça me saoule je dis bon t’as qu’à faire une pull request et puis voilà.
En cherchant par exemple sur mastodon je cherchais comment ça se passe si on veut faire les suggestions à mastodon.
Je suis tombé sur directement sur un thread réedit, quelqu’un qui posait cette question et puis un commentaire qui disait tu sais, il suffit simplement de forquer le dépôt GitHub, tu peux faire tes modifs dans ton dépôt local et puis ensuite tu fais une pull request.
Right.
That’s facility, no?
For modular propos, I’m regarding Firefox.

I’ve discovered there was a as cool where when you say add, you have a partage of ideas and comments. convivial, pas trop technique, machine, where we proposed these amigrations for the rest as anecdotic on the line of chosen. toquer à votre porte en mode qu’est ce que vous pensez qu’on devrait faire pour améliorer le logiciel ça arrive quand même assez peu bon alors du coup c’est pas foufou enfin le dire je reviens à mon truc de voilà on est utilisateur en fait on peut juste utiliser le logiciel dans quelle mesure ça ça émancipe vraiment les gens tout ça c’est alors du coup j’ai j’ai mis comme titre là le logiciel libre comme technocratie duocratie alors si vous savez pas c’est quoi bon la technocratie c’est un truc une manière de gouverner qui consiste à donner le pouvoir à ceux qui ont les competence technique.
Et puis la duocratie, c’est le fait de que les gens qui ont pouvoir, c’est les gens qui font…
If you faites un pot de départ avec les collègues dans votre boîte, peut-être vous faites un petit tableur pour savoir qui apporte quoi à manger pour le pot de départ.
C’est cool, c’est ok.
Fuck le mépris techno-solutionniste
Tu ne peux pas te claindre qu’il n’y a que du oumous au pot de départ, parce que si il n’y a que du houmous, tu n’as qu’à apporter autre chose en fait.
Mais ça c’est ok pour un pot de départ. mais quand on applique ça au logiciel, qui dans la société contemporaine, ça définit de plus en plus, les outils avec lesquels on travaille, du coup, la manière de penser le travail, ou alors les règles du jeu des réseaux sociaux, genre décentralisés, etc.
Et du coup, la manière dont on communique en société, tout ça, ça ne peut pas être laissé à de la technocratie et de la démocratie, c’est pas foufou.
Alors, du coup on a tout ça c’est assez adjacent, une dernière partie du problème qui est le technoalithisme.
J’ai déjà parlé du tac à contribuer.
Alors il y a du coup on dit tac à contribuer, du coup les libristes ils vont dire bon bah pour que les gens puissent bénéficier des libertés du bah il y a juste besoin que tout le monde devienne développeur, développeuse, enfin que tout le monde sache coder, utiliser la ligne de commande, etc.
Comme ça tout le monde sera émancipé.
Ça ne va pas marcher, c’est pas…
Mon Docker c’est facile, voilà bon.
Tu devrais utiliser…
Enfin alors ça c’est we c’est le technoolitisme ou la surenchère pour être le plus niche possible, tu as utilisé BND from scratch avec XPKG, non plus Kubernetes, etc.
On n’est pas du tout dans l’émancipation lorsqu’on fait ça…
Vous avez peut-être des gens autour de vous qui disent souvent
Lutter, c’est collectif

Non mais ça c’est quand même assez catastrophique, parce que quand 90% de la population se dit nul en informatique, c’est peut-être pas que les gens sont nuls en informatique, c’est peut-être que l’informatique a nul à chier.
Alors ça, moi j’entends ça dans le projet Why Inost, comme le but c’est de simplifier un truc technique, on a une interface graphique, et du coup sur les réseaux sociaux, on entend souvent des gens dire
Mais du coup, pourquoi c’est un problème?
Pourquoi tu t’auto-flagelles en disant ça?
Si c’est plus pratique l’interface graphique, c’est ça qu’il faut utiliser.
Pourquoi?
Est-ce que tu dois te forcer à utiliser un truc qui est moins pratique que l’interface graphique qui visiblement a l’air plus facile à utiliser?
Mais c’est vraiment… ça émane du fait qu’on a sacralisé la technique et que du coup, bah apparemment, être devant un terminal avec sa capuche et puis les trucs de la Matrix, ça a l’air d’être le sommame de l’émancipation.
Donc, et alors, un troisième truc, c’est moi je bosse dans une coopérative et puis il y avait…
Enfin, je développe un peu le logiciel qui gère la compta, on va dire.
Et puis à un moment, je m’assois à côté de Valérie, on parle d’un truc qu’elle voulait faire dans la comptabilité.
Et puis j’ai dit, t’as qu’à aller à tel endroit dans l’interface, tu cliques là, et puis ça va le faire.
Et apparemment, en fait, elle avait déjà essayé des dizaines de fois.
Et puis, ça lui disait, bah non, mais ça me dit que j’ai pas le droit.
Et puis donc, ça veut dire que si je n’ai pas le droit… j’ai pas le droit.
Check tes privilèges
Et du coup elle ne s’était pas dit, bah tiens c’est bizarre je devrais avoir le droit et l’outil il me permet pas de faire ça et du coup je vais aller en parler aux informaticiens et aux informaticiens ils vont adapter le truc quoi et du coup c’est pas du tout ça qu’elle a fait elle a dit bah l’outil a raison enfin les développeurs ils savent ce qu’ils font du coup ils ont créé l’outil forcément il est bon c’est moi qui n’ai pas le droit de faire ça et c’est tout mais ça c’est vraiment affreux comme positionnement enfin du coup il ya vraiment un truc où du coup avec tout ça les gens vivent là informatique comme magique.

On retourne à cette illustration là.
Les développeurs ils sont là-haut et puis les sont là, mais les voix du Seigneur sont impénétrables.
Et pourtant, si on veut émanciper les gens, enfin du coup du coup les personnes se disent non expertes, voire s’auto-flagelles, et du coup se considèrent non légitimes à critiquer ou non légitimes à remettre en question l’outil qu’elles utilisent.
Bon, mais c’est quand même pas foufou, encore une fois.
Si on veut émanciper les gens, il faut bien que les gens soient maîtres des outils, et pas l’inverse.
Et de plus en plus, je disais que les outils d’informatique sont des outils de production, même ça définit potentiellement certaines règles de la société.
Tout ça, c’est un truc qu’on retrouve dans un article qui est assez ancien, qui s’appelle Code is low de Laurence Lessig.
Le code a valeur de loi de plus en plus.
Plus on avance dans le temps, plus c’est vrai.
L’outil condition… de la manière qu’on va l’utiliser, de travailler, de penser.
Et du coup, si on a juste le droit d’utiliser l’outil, en fait, ça fait de vous un prolétaire de l’informatique.
C’est-à-dire que vous adjuste bon à ce qu’on vous pose sur une chaise, et puis vous cliquez sur les boutons de l’interface, et puis c’est votre seule valeur.
Le logiciel libre comme technocratie/do-ocratie
Comme dans le temps, vous êtes devant une machine, je ne sais pas, un métier à tisser, et puis vous actionnez la machine, et puis c’est fou, vous n’allez pas remettre en question la manière dont fonctionne le métier à tisser.
Donc tout ça, ça veut dire…
Vous êtes prolétaire de l’informatique, vous acceptez que l’outil… pas adapté mais il est comme ça c’est tout.
Vous acceptez la souffrance que engendre l’outil sur vous et vos collègues et puis vous niez l’expertise que vous pouvez avoir sur l’utilisation du logiciel et le besoin que vous avez derrière le logiciel.
Bon et pourtant bah il faut déconstruire ce truc.
Les premières personnes qui savent comment un logiciel devrait être fait, c’est les utilisateurs, c’est les personnes qui l’utilisent.
Et donc eh ben enfin voilà s’émanciper, c’est avoir le pouvoir sur son outil, c’est être artisan.
Dans le temps, we have these artisans, they said they’ve been truc coupant of this form là.
En tout cas, the people said comment their outlet function, and they said comment it would function.

The first one could have en sortant that pièces, d’autant plus si vous n’êtes pas dev in the view, is to do fuck the technology.
Moi je ne suis pas dev, but j’ai quand même le droit d’avoir un regard critique sur mon outil.
Je ne suis pas dev mais je suis quand même légitime à dire comment je pense qu’il devrait fonctionner.
Alors pour finir, comment est-ce qu’on sort de tout ça?
Moi je pense que la solution, enfin il n’y a pas 1000 solutions, il faut faire society. à coder, si on veut coder réellement, ça prend, je ne sais pas, ça prend cinq ans au moins, de fin, c’est un métier en soi en fait.
On ne va pas dire à des couturiers, t’as qu’à devenir forgeron, fais une formation à la fac, c’est pas difficile.
Tu n’as qu’à contribuer
Tout ça, c’est une vision libérale, individualiste.
En réalité, il faut faire il faut travailler ensemble, il faut faire société.
Il faut que les utilisateurs aient le pouvoir au travers des développeurs sur l’outil, et du coup, il faut pas que les développeurs, les développeuses échangent leur temps libre. contrôle du pouvoir, sinon on recrée des rapports de domination.
Donc moi je pense qu’il faut casser les frontières que les développeurs et les utilisateurs soient vraiment des collègues, des amis, des camarades de lutte.
Et du coup, quand on est au quotidien avec des gens, forcément qu’on se dit, bah oui, bah là, t’as raison, l’outil il est craigneux, ok, je vais essayer de voir ce que je peux faire pour améliorer le truc.
Alors du coup, quand je réfléchis à la fin, je me disais quel genre de projet implémente un peu ce genre de fonctionnement.
Moi je pense en particulier à YesWiki, qui a un peu cette culture-là, je préfère…
Si vous connaissez, c’est un petit projet qui ne paye pas trop de mines, mais qui en fait est assez puissant.
Il y a vraiment une culture de les utilisateuristes qui sont qui sont là au camp de développement, on va dire, quand il y a des hackathons ou des choses comme ça pour montrer comment il utilise le logiciel et puis comment les développeurs sont là pour essayer d’améliorer le truc.
Il y a aussi Tibillet qui faisait une conf, qui a paraphrasé plein de trucs que je vous ai dit que je vous ai dit aujourd’hui.

And finally sacralise the technique and plutôt sacralise the human. qui serait centré sur les usages, les besoins, enfin vraiment l’utilisation et l’humain.
Bon alors après, ça c’est un peu moi qui fais du techosolutionnisme sur le texto-solutionnisme.
Déconstruire la culture techno-élitiste
En réalité c’est toute une culture à inventer de faire des événements avec les gens, de dire aux gens, bah en fait raconte-moi comment tu utilises le logiciel et comment tu penses qu’il devrait fonctionner, qu’est-ce que tu voudrais en plus, en moins, de différence, etc.
Et puis bon, alors il y a tout un truc de arrêter de faire le truc sur le modèle économique, parce qu’on peut pas se dire, bah tu vas… moi je suis bénévole de toute façon du coup t’as pas trop à me dire ce que je lui ai à faire alors la conclusion ça j’ai piqué ça je crois c’est potentiellement une citation des copains de LDN technique sans politique n’est que renforcement des puissants alors je me tends à une comparaison le logiciel libre au final c’est un peu la social-démocratie numérique c’est pas censé être une finalité en soi c’est juste censé être un marchepied vers un truc voilà des vrais Atro accepted copains or phagocytes by the GAFAM where the capital is substantial politic niche emancipatrice.
The milieu dominated by the mech blancis, etc.
Être prolétaire vs être artisan
The technology is neutral, au secours, it’s plus possible to do that. charte chaton etc c’est un peu déprimant l’énergie qui est englouti dans des débats stériles à mon sens et du coup bah moi je moi j’aime enfin j’adorais que il y ait des gens qui se mettent autour de la table pour définir un nouveau point d’ancrage je sais pas une charte ou un truc qui prend en compte la réalité systémique de l’émancipation numérique de la laternumérisme etc pour créer un truc avec tous les tous les adjectifs qui vont bien voilà qui sont gouvernements d’écologie 22 bon et puis voilà j’ai fini le logiciel sans convergence des lutes c’est de la techno branlette ça c’était le sous-titre de la conf que vous avez peut-être vu si vous voulez vous retrouver les slides sur le lien que j’ai mis là et puis voilà si vous voulez j’ai des stickers avec les différents visuels merci C’est cool, il reste du temps pour les questions s’il y en a.

Merci d’avoir cité de cibler, c’est trop cool, vous l’attendez pas, c’est trop chouette.
On commence quand du coup à construire on parlait de coma numérique tout à l’heure là, et on parlait de coma numérique avec Valérian aussi ce matin sur la.
Et du coup, est-ce qu’on se pose vraiment?
C’est une grosse table ronde, on se dit bah vas-y comment on dépasse tout ça et comment on construit collectivement une organisation, un organisme de collecte, une gouvernance, tout ça, tout ça, quoi, ça serait génial, non?
Donc on est beaucoup des acteurs qui ont envie de bouger sur ces sujets-là, tu vois?
J’ai cité plusieurs choses, j’ai cité la conférence gesticulée sur la tragédie LSD, enfin voilà, il y a des projets qui ont déjà un peu cette culture-là.
Moi je ne sais pas vraiment qu’est-ce qu’il faut faire, mais en fait moi ce que je vois c’est surtout que le logiciel libre est un obstacle à ce qu’on puisse effectivement se poser et penser des trucs au-delà.
J’en ai pas du tout parlé parce que les questions de licence, moi ça me casse les couilles comme à peu près.
Mais il y a des gens qui essayent de créer des licences post-libres avec différentes motivations sur différents aspects, etc.
Et puis en fait, ça ne prend pas du tout le…
Enfin, il n’y a pas du tout toute la communauté libriste qui dit oui derrière.
Oui, ah bah oui, ça c’est effectivement un pas en avant vers plus d’émancipation ou plus de pouvoir protéger les communs, etc.
Parce que tout le monde…
Faire société : le pouvoir aux utilisateurices
Directement les libristes disent non, mais c’est pas libre, du coup, on ne veut pas.
Du coup, il faut qu’on arrive à se dépasser du lecé libre qui… qui nous colle au pied là, c’est l’objet de cette conférence et ensuite on pourra effectivement commencer à se mettre autour de la table et taper du point et dire il y en a marre de centrer le truc sur le chali.

Moi comme dit je rêve que il y ait différents collectifs, je sais pas, des chatons, des chatons, des enfin voilà, je sais pas, Framasoft, les failles FFDN qui se mettent autour de la table. tu dis ok on veut créer un nouveau référentiel, une nouvelle charge, parce que la puissance du logiciel libre, c’était de tu peux prendre une licence, tu la colles dans ton époux, et puis en fait, c’est bon, tu as fait un logiciel libre, il n’y a pas vraiment plus d’engagement que ça.
Et du coup, c’était facile d’adopter le truc, c’était facile de savoir, enfin de se représenter, tiens, ça c’est un logiciel libre, ça veut dire que tatata.
Arrêter de sacraliser la technique
Conclusion

Et du coup, il faudrait qu’on ait un autre référentiel où on puisse avoir, je ne sais pas, c’est quoi le minimum syndical en termes d’écologie, de gouvernance horizontale. de rapport de rapport enfin voilà de rapport avec les utilisateurs formaliser le fait qu’on ne veut pas des interfaces trompeuses des fonctionnalités toxiques enfin il ya plein de choses à discuter je ne sais pas jusqu’où on peut aller mais voilà bon je sais pas que ça pour la question oui déjà merci effectivement mais du coup c’était un peu pour répondre où on commence quand et est ce qu’une partie de la réponse ça serait pas aussi de dire bah en fait on n’a pas besoin de se mettre ensemble autour de la table et just on peut implémenter ça dans nos communautés dans nos projets y compris des communautés qui sont pas tournées vers le libre et est ce qu’une partie de la réponse ça se passerait pas justement par se dire bah cette charte on peut la définir de notre côté et puis un jour on se met autour de la table en disant qu’est ce qu’on a fait voilà une autre question du coup si c’était bonjour um par là ce que le lien que je fais avec tout je ne suis pas du milieu du libre je rentre je sors etc mais ce que je vois c’est que la majorité des camarades là qui sont dans dans la dans les salles ou même là dans le milieu il ya des besoins il ne faut pas oublier les quartiers faut pas oublier des des zones qui ne sont pas touchées justement parce que tu parles d’entre soi tu as parlé d’entre soi et aussi de comment on peut dire ça système de domination ou des gens qui ont des privilèges et qui se rendent pas bien compte et je comprends tout à fait le fait que des gens bac plus 5 se retrouvent entre bac plus 5 etc et qu’ils s’amusent entre eux la question c’est je te rejoins tout à fait là dessus ça veut dire qu’on n’a pas besoin forcément d’aller dans des quartiers ou d’aller quelque part pour leur dire voilà c’est comme ça qu’on fait il faut vraiment être à l’écoute dans notre travail que ce soit au niveau syndical associatif hors etc être vraiment à l’écoute des besoins des gens et à tous les niveaux et je pense que et je pense que les gens vont se réapproprier tous les outils nécessaires et personnellement aussi on compte sur vous aussi les techs et tout pour pouvoir aussi assurer des outils parce que avec ce qui va arriver je ne veux pas ça mais bon c’est déjà c’est déjà en place déjà depuis 2004 les lois on voit bien avec le numérique en Belgique ou autre et donc voilà mais merci pour merci pour ça Moi j’avoue que en tant que femme j’ai pris confiance in my legitimity to appropriate these out of numérique dans un collective with other femmes, which is applied lesam. ladies the same thing in belgique and it’s that made a press a pouvoir me metting in lutter collective that are mixed.
I say that I crooked at Strasbourg hackerspace who insist on the accueil, the bienveillance, the inclusivity, etc.
And that’s a show to see that it exists and Je pourrais y aller.
Du coup, je rebondis sur la question.
Du coup, il y a effectivement il y a les camarades de Strasbourg qui à un moment ont fait un atelier.
On eu le malheur de proposer un atelier en non-mixité ou en mixité choisie.
Et du coup, il y avait 32 libristes dont on n’avait jamais entendu parler par ailleurs, qui ont débarqué sur la mailing list du Luc pour dire
Et tu deviens jeune…
Le cliché du mec qui ne sait pas du tout enseigner mais qui pense avoir tout compris et qui dit en mode ah oui les réunions non publicité c’est de la discrimination, vous êtes contre l’égalité, mais en fait vous remettez de la discrimination.
Pas vraiment au secours.
Et pourtant, on a besoin de ça pour que les personnes se sentent ensuite légitimes de venir dans des milieux plus mixtes, etc.
Sinon vous débarquez vous débarquez dans un hackerspace où il n’y a que des mecs blancs, bah en fait ça ne donne pas envie de rester.
Oui.
Eh bien, merci beaucoup.